20/03/08

emploi

Depuis longtemps déjà, les Flamands exigent une profonde réforme en matière d’emploi. Les raisons en sont multiples et, souvent, justifiées. Il faut accepter que les enjeux sur ce point sont tout à fait distincts au Nord et au Sud du pays et trouver les moyens de mieux administrer et de mieux gérer les budgets, car le système actuel s’avère parfois contradictoire et toujours problématique pour nos entrepreneurs. Une plus grande efficacité n’est possible que par la mise en place de politiques différentes au Nord et au Sud du pays.
D’ailleurs, malgré que les principales compétences dans ce domaine relèvent du fédéral, leur application et la mise à l’emploi diffèrent suivant les régions. En fait, les financements en la matière n’ont pas été départagés entre fédéral et régions de manière optimale, et ce dès le départ. La centralisation des compétences concernant l’emploi a défavorisé la compétitivité belge, faute de politiques adaptées aux particularités régionales.

L’emploi est devenu un enjeu social, économique et politique capital en Belgique. Il existe une réelle disproportion entre les parties francophones et néerlandophone. C’est un reproche flamand de longue date que les Wallons ont une attitude trop peu sévère à l’égard des chômeurs, attitude incarnée par le Parti Socialiste fréquemment pointé du doigt lorsqu’on évoque l’inertie wallonne.
Les allocations de chômage sont une compétence fédérale. Or, 52% du chômage se situe en Wallonie, contre 32% en Flandre (pour rappel, plus peuplée). Les Flamands connaissent des sanctions plus strictes que les Wallons (possibilité de perte des allocations de chômage en Flandre) et c’est ainsi qu’ils sont amenés à voir les francophones comme d’indéfectibles spoliateurs des caisses de l’Etat abondamment renflouées par les activités flamandes. De là à réclamer la scission de la sécurité sociale, il n’y a qu’un pas.
Aujourd’hui, la Wallonie compte 15% de demandeurs d’emploi, la Flandre un peu moins de 6%.

Aucun commentaire: