La revendication de la scission de la sécurité sociale provient donc de la volonté de se débarrasser de la « sangsue wallonne ». Mais la sécurité sociale, ce n’est pas qu’une solidarité entre travailleurs et chômeurs ; c’est aussi la solidarité entre actifs et pensionnés, entre personnes en bonne santé et malades, entre personnes ayant des revenus et personnes sans ressources, entre les familles sans enfants et celles avec enfants. Elle compense tantôt une perte de salaire, tantôt des charges sociales (frais de maladie, éducation d’enfants…). Les actifs paient des cotisations proportionnellement à leurs revenus et la collectivité représente une part importante de son financement. Les syndicats, les mutuelles et les organisations patronales co-décident des modalités du système.
De la sécurité sociale dépend le bien-être de la population car elle garantit, outre les allocations de chômage, les assurances maladies et les retraites, les assurances concernant les accidents de travail et les vacances annuelles par exemples.
La scission de la sécurité sociale est la porte ouverte à toutes les inégalités interrégionales. Evidemment les Flamands y gagneraient dans un premier temps. Mais, avec une population vieillissante, la Flandre fera avant la Wallonie et Bruxelles l’expérience qui attend tous les pays occidentaux : celle de faire face à un haut taux de pensionnés. Si elle rompt la solidarité sociale, la Flandre se lance le défi d’assurer dans quelques décennies des retraites décentes aux personnes âgées : il faudra donc que les actifs soient assez aisés que pour subvenir aux besoins de leurs aînés. Difficile d’établir des certitudes à ce sujet…
De la sécurité sociale dépend le bien-être de la population car elle garantit, outre les allocations de chômage, les assurances maladies et les retraites, les assurances concernant les accidents de travail et les vacances annuelles par exemples.
La scission de la sécurité sociale est la porte ouverte à toutes les inégalités interrégionales. Evidemment les Flamands y gagneraient dans un premier temps. Mais, avec une population vieillissante, la Flandre fera avant la Wallonie et Bruxelles l’expérience qui attend tous les pays occidentaux : celle de faire face à un haut taux de pensionnés. Si elle rompt la solidarité sociale, la Flandre se lance le défi d’assurer dans quelques décennies des retraites décentes aux personnes âgées : il faudra donc que les actifs soient assez aisés que pour subvenir aux besoins de leurs aînés. Difficile d’établir des certitudes à ce sujet…

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