Au comptoir des cafés, une pintje à la main, on se demande comment cela se fait que l’argent flamand parte en Wallonie. On a l’impression que les Wallons ne font pas assez d’efforts, qu’ils abusent de la générosité de leurs voisins du Nord.
Nous l’avons vu, de nombreux Flamands ont un fort sentiment d’appartenance à la Flandre plutôt qu’à la Belgique. Ils ont lutté pour l’affirmation de leur identité et aujourd’hui en Flandre on ne parle plus d’ambiance belge mais bien flamande. Cela s’explique par de nombreux facteurs : les médias, les politiques, la mode, les patois encore très présents, même les feux de signalisation font de l’atmosphère flamande une sorte de microclimat. D’ailleurs, d’aucuns ont affirmé que la Belgique constitue le berceau de la confrontation entre deux peuples, l’un de langue germanique, l’autre de langue romane.
Au Nord, on parle souvent de la crainte de la tache d’huile, de franstalige olievlek. On veut éviter à tout prix de perdre le terrain gagné il y a 70 ans, lorsque, rappelez-vous, la Flandre a été proclamée néerlandophone. Cette crainte explique le soutien populaire flamand dans les affaires telles que BHV et les communes à facilités. Les facilités sont l’objet de bien des incompréhensions ; au Nord on a compris que ce n’était l’affaire que de quelques années, le temps d’une bonne intégration, par contre les Francophones se sont petit à petit arrogés le droit de garder et de protéger leur langue en terrain flamand. Au gré des susceptibilités, les uns prennent cela comme un malentendu, les autres comme une offense. D’autres encore parlent de déclaration de guerre et fondent des comités comme le TAK, Taal Aktie Komitee, par exemple. On remarquera que ceux qui manifestent en arborant les drapeaux flamands et flamingants dans la périphérie bruxelloise sont pour la plupart originaires de régions non concernées par les enjeux de ces communes.
Bien sûr il y a les royalistes, certes un peu désuets, et les belgicains, mais dans l’ensemble, les Flamands n’ont pas vraiment de raisons à être attachés à la Belgique. Aussi, chez les jeunes, il est devenu complètement « ringard » de témoigner de la sympathie pour l’autre communauté. « Flamand » est une insulte fréquente dans les cours de récréation wallonnes du primaire comme du secondaire.
Néanmoins, ce serait aller trop vite que de parler d’une fougue séparatiste. La majorité des Flamands ne sont pas catégoriques sur la question et beaucoup s’en désintéressent, ce qui se traduit dans les spectacles des humoristes flamands qui critiquent la rigueur des politiques et leur caractère antipathique.
Ils critiquent également la perte d’identité belge : difficile d’encore trouver beaucoup de points communs entre Belges du Nord et du Sud. Il semble qu’il n’y ait rien de très concret à part quelques éléments d’architecture et d’infrastructure, et, bien sûr, nos habitudes culinaires : bière, chocolat et pommes de terre. Cela, au moins, restera.
Nous l’avons vu, de nombreux Flamands ont un fort sentiment d’appartenance à la Flandre plutôt qu’à la Belgique. Ils ont lutté pour l’affirmation de leur identité et aujourd’hui en Flandre on ne parle plus d’ambiance belge mais bien flamande. Cela s’explique par de nombreux facteurs : les médias, les politiques, la mode, les patois encore très présents, même les feux de signalisation font de l’atmosphère flamande une sorte de microclimat. D’ailleurs, d’aucuns ont affirmé que la Belgique constitue le berceau de la confrontation entre deux peuples, l’un de langue germanique, l’autre de langue romane.
Au Nord, on parle souvent de la crainte de la tache d’huile, de franstalige olievlek. On veut éviter à tout prix de perdre le terrain gagné il y a 70 ans, lorsque, rappelez-vous, la Flandre a été proclamée néerlandophone. Cette crainte explique le soutien populaire flamand dans les affaires telles que BHV et les communes à facilités. Les facilités sont l’objet de bien des incompréhensions ; au Nord on a compris que ce n’était l’affaire que de quelques années, le temps d’une bonne intégration, par contre les Francophones se sont petit à petit arrogés le droit de garder et de protéger leur langue en terrain flamand. Au gré des susceptibilités, les uns prennent cela comme un malentendu, les autres comme une offense. D’autres encore parlent de déclaration de guerre et fondent des comités comme le TAK, Taal Aktie Komitee, par exemple. On remarquera que ceux qui manifestent en arborant les drapeaux flamands et flamingants dans la périphérie bruxelloise sont pour la plupart originaires de régions non concernées par les enjeux de ces communes.
Bien sûr il y a les royalistes, certes un peu désuets, et les belgicains, mais dans l’ensemble, les Flamands n’ont pas vraiment de raisons à être attachés à la Belgique. Aussi, chez les jeunes, il est devenu complètement « ringard » de témoigner de la sympathie pour l’autre communauté. « Flamand » est une insulte fréquente dans les cours de récréation wallonnes du primaire comme du secondaire.
Néanmoins, ce serait aller trop vite que de parler d’une fougue séparatiste. La majorité des Flamands ne sont pas catégoriques sur la question et beaucoup s’en désintéressent, ce qui se traduit dans les spectacles des humoristes flamands qui critiquent la rigueur des politiques et leur caractère antipathique.
Ils critiquent également la perte d’identité belge : difficile d’encore trouver beaucoup de points communs entre Belges du Nord et du Sud. Il semble qu’il n’y ait rien de très concret à part quelques éléments d’architecture et d’infrastructure, et, bien sûr, nos habitudes culinaires : bière, chocolat et pommes de terre. Cela, au moins, restera.

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