Quelques points de vue antiséparatistes.
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les pragmatiques
Guy Verhofstadt. Premier ministre (VLD). « Il ne faut pas se contenter d'identifier les éléments qui alimentent la scission, il faut aussi débattre des éléments susceptibles de renforcer la fédération », a-t-il déclaré au Soir.
Wilfried Martens. Premier ministre entre 1979 et 1992, il est aujourd'hui député européen. Il ne bouderait pas un « stop » institutionnel.
Freddy Willockx. Ce fédéraliste pragmatique passe souvent, en Flandre, pour un vieux belgicain. Membre du SP.A, ancien ministre, bourgmestre de Saint-Nicolas, il vient de réaffirmer, dans le Morgen, son soutien à la monarchie.
Rudy Aernoudt. Il fut successivement chef de cabinet des ministres de l'Economie wallon, fédéral et flamand. Il est l'auteur du best-seller Wallonie-Flandre, je t'aime moi non plus, et dirige aujourd'hui le département Economie, sciences et innovation de l'administration flamande.
Geert Van Istendael. Ancien présentateur du journal télévisé de la BRT. Dans Le Labyrinthe belge, il écrit : « Si la Belgique disparaît, un signal d'alerte clignotant perpétuellement disparaîtra. L'existence en soi de la Belgique est un avertissement. Voyez comme c’est difficile, la rencontre entre les langues et les cultures. Voyez aussi comme c’est passionnant.
les intellectuels
Guido Fonteyn. Cet ex-journaliste du quotidien De Standaard est l'un des meilleurs connaisseurs de la société wallonne. Il vit à Bruxelles, à côté de l'ancienne demeure de René Magritte. Son dernier livre traduit en français, justement intitulé L'Adieu à Magritte, évoque le passé industriel wallon.
Kris Deschouwer. Professeur de sciences politiques à la VUB (Vrije Universiteit Brussel). Il coordonne le groupe Pavia, qui plaide pour la création d'une circonscription électorale nationale.
les patrons
Luc Vansteenkiste. Ancien président de la Fédération des entreprises de Belgique. Patron de la société Recticel. « A l'instar de la plupart des patrons flamands, je suis opposé au séparatisme. Cela aurait un effet désastreux sur l'économie et le niveau de bien-être. Au Sud comme au Nord. »
Tony Van de Calseyde. Ce jeune chef d'entreprise anversois est grossiste en vins et spiritueux. Peu connu du grand public, il n'en est pas moins l'une des principales chevilles ouvrières de B Plus, cette organisation milite - discrètement mais activement - pour un fédéralisme d'union.
les syndicalistes
Luc Cortebeeck. D'après Marc Platel, ex-rédacteur en chef du Belang van Limburg, il y a deux obstacles à la scission de la Belgique : Bruxelles et le mouvement ouvrier chrétien.. Est-ce faire trop d'honneur aux cathos de gauche ? En tout cas, Luc Cortebeeck, le président de la CSC, se veut à la pointe du combat antiséparatiste.
Rudy De Leeuw. Le président de la FGTB l'a dit et redit : pour lui, scinder la politique de l'emploi, c'est non !
les écolo-communistes
Meyrem Almaci. Porte-parole des Jeunes Verts et étoile montante du parti Groen!. Les écologistes demeurent la famille politique où les contacts entre Flamands et francophones sont les plus étroits.
Dirk Van Duppen. Ce docteur anversois a été élu conseiller dans le district de Deurne aux dernières élections communales. Devenu Bekende Vlaming grâce à son combat pour un nouveau système de remboursement des médicaments, il appartient au PTB-PVDA (extrême gauche), le dernier parti unitaire du pays.
une allochtone
Anissa Temsamani. La députée régionale SP.A a déclaré dans le Standaard : « Je trouve que la fête nationale signifie quelque chose. Je crois fermement que Flamands et Wallons vont de pair, malgré leurs différences. » La plupart des Belges d'origine allochtone pensent comme elle.
les derniers belgicains
Andy Vermaut. Cet unitariste est un spécialiste des actions chocs. Lors du dernier pèlerinage de l'Yser, par exemple, il a pris la tribune d'assaut en brandissant un drapeau belge... avant d'être passé à tabac par les services de sécurité. La liste indépendante qu'il présentait aux élections communales à Koekelare (Flandre occidentale) a recueilli 6,52 % des voix.
Roger Vanden Stock. « Je suis belge, bilingue et fier de l'être », dit-il. Le président du Sporting Anderlecht est l'un des signataires du Contre- manifeste pour l'indépendance de la Flandre.
les artistes
Daan Stuyven. Né à Louvain, il a créé le groupe Dead Man Ray, avant de se tourner vers une carrière solo davantage orientée vers les hit-parades. Il vit aujourd'hui à Ixelles. Sur son dernier album, The Player, il chante en anglais, mais aussi en français et en allemand.
Tom Barman. 0110, c'est lui ! Le chanteur du groupe dEUS fut l'initiateur des concerts pour la tolérance, le 1er octobre dernier. Ce jour-là, sur la scène d'Anvers, il a clôturé sa prestation en évoquant la Belgique, « pays petit mais fantastique ».
Dimitri Verhulst. Alostois d'origine, mais habitant en Wallonie, il est un des meilleurs représentants des nouvelles lettres néerlandaises. Il a notamment écrit Dinsdagland, une compilation de reportages sur le carnaval, la colombophilie, les kermesses... et autres manifestations de l'âme belge.
Helmut Lotti. Le chanteur populaire flamand par excellence ! Il a maintes fois exprimé son refus du séparatisme.

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